Logo de SETAM CARABINanimation d'engrenage Logo de SIMOPanimation d'engrenage
La solution globale en mécanique de haute précision


Accueil  | Nouveautés  | Les Sociétés  | Savoir-faire  | Références  | Contacts

Drapeau brésilien: lien vers les pages en portugais     Drapeau américain: lien vers les pages en anglais    

 




Nouveautés

Antoine  Carabin,
1er de sa classe

Archives

 

 

 

 

 

 
Nouveautés
 

 


Archives

La SETAM s'envole sur Airbus

Yvette Donas, TM Economie  No 14, mars 2001

Parmi les sociétés implantées sur la ZAC Charles de Gaulle, certaines développent des technologies de pointe et leurs productions traversent les océans.

"Au cours du mois de janvier, j'ai parcouru plus de 12 000 kilomètres'' raconte Pierre Tamagnaud, directeur de SETAM. Des Etats-Unis à la Norvège en passant par le Canada et diverses régions françaises, ses déplacements professionnels dessinent la carte d'implantation des clients de l'entreprise. Créateurs de la SETAM en 1973, Pierre Tamagnaud et son frère ont, depuis, parcouru une longue route. 

Après avoir racheté la société CARABIN, créée en 1845, et la SIMOP, ils ont décidé en 1991, de chercher un site pour regrouper les centres de fabrication éparpillés sur la région parisienne. ''Nous avons choisi Tremblay à cause des facilités qu'ils nous procurait, explique Pierre Tamagnaud. D'une part, il était central par rapport à nos trois ateliers. C'était une condition importante, car nous souhaitions garder notre personnel qualifié. D'autre part, il offrait de très bonnes conditions d'accessibilité : proximité des autoroutes, du RER, du TGV et bien sûr de l'aéroport.''

 Les fabrications qui sortent des ateliers volent sur les avions civils de nombreuses compagnies aériennes, mais aussi sur les appareils militaires, les hélicoptères et roulent sur les chars de combat. ''Nous sommes spécialisés dans la production d'engrenages, d'ensembles et de sous-ensembles de haute précision pour les systèmes d'entraînement poursuit Pierre Tamagnaud. Nous travaillons à 50% en produits propres, conçus et fabriqués chez nous, et à 50% en sous-traitance. En France, nous sommes présents sur Airbus, depuis le lancement des tout premiers programmes, sur les chasseurs Mirage et Rafale de Dassault et sur les tourelles des chars Leclerc de Giat Industries. En Amérique du Nord, à travers nos productions pour de grands équipementiers comme Kollmorgen, nous avons accès aux programmes civils de Boeing et de Fairchild-Dornier, constructeur dans l'aviation régionale''. 

Aujourd'hui, et pour préparer l'avenir, le regard de SETAM se tourne vers d'autres continents : la Chine et son important marché aéronautique, le Brésil et son constructeur d'avions Embraer. ''Nous devons tenir compte de l'internationalisation de la production aéronautique, explique Pierre Tamagnaud. Un programme comme le gros porteur A380 d'Airbus va procurer beaucoup de travail en Europe, mais aussi aux Etats-Unis ou en Chine. Désormais, les distances ne sont plus un handicap et n'empêchent pas une production à flux tendus. Une nuit suffit pour faire parvenir les pièces fabriquées à Tremblay chez Kollmorgen de l'autre côté de l'Atlantique.'' 

Des trois ateliers, situés côte à côte, sortent ainsi prototypes et produits de haute précision, toujours fabriqués en petites séries, de cent pièces maximum. Chaque mois apporte son lot de nouvelles productions et de nouveaux prototypes. ''La différence entre nous et l'automobile qui produit à la chaîne est aussi grande qu'entre un restaurant trois étoiles et un MacDonald''. Cette explication exige une diversité d 'équipements et un contrôle très pointu des productions. Au fil des ateliers, on peut ainsi rencontrer une tailleuse américaine Gleason qui date du début du siècle, mais toujours nécessaire pour réparer certains engrenages anciens et des machines à commande numérique ou centres d'usinage dernier cri. Elle exige aussi des salariés très qualifiés et polyvalents, capables de travailler sur différents types de machines et de réaliser des prototypes comme les pièces de séries. 

Pourtant, si la charge de travail est en pleine ascension, un souci taraude Pierre Tamagnaud. Depuis plusieurs semaines, il cherche à embaucher une dizaine de salariés qualifiés, en vain. ''Nous devons faire face à une véritable pénurie de main d'œuvre qualifiée et nous ne trouvons pas de jeunes motivés pour travailler en atelier. "

"Dans notre branche, l'avenir est pourtant grand ouvert et le salaire d'un bon professionnel se situe entre 15 000 et 17 000 F par mois. Je suis frappé par la méconnaissance des nombreux jeunes que nous accueillons en stage chaque année. Rares sont ceux qui ont des notions de ce qu'est une entreprise industrielle, du contenu des métiers. Nous avons déjà proposé à divers établissements scolaires de venir visiter nos ateliers pour permettre aux élèves de découvrir nos activités, le niveau des technologies utilisées. Jusqu'à maintenant nos propositions sont restées sans suite. "

"Notre pays est confronté à un grave problème de formation et d'orientation professionnelle. Pourquoi les lycées techniques restent-ils les parents pauvres de l'Education nationale ? Ne serait-il pas temps de repenser et de relancer l'apprentissage ? Cette pénurie de main d'œuvre qualifiée touche aujourd'hui de nombreuses PME et sociétés aéronautiques. Ses conséquences peuvent être redoutables : perte d'un savoir faire technique qui n'est plus transmis, recherche de main d'œuvre qualifiée à l'étranger, voire délocalisation d'activités. "

Les PME comme la SETAM constituent aujourd'hui le plus grand réservoir de main d'œuvre de l'industrie et la richesse du tissu économique. Demain voleront-elles au dessus des océans ?

 

   

   

Accueil  | Nouveautés  | Les Sociétés  | Savoir-faire  | Références  | Contacts  


Copyright © 2001-2004 Setam Carabin. Tous droits réservés.
Design et Webmaster: Webjo